Expositions temporaires

Jacques Poulin au coeur de Québec (dans le cadre du festival Québec en toutes lettres)

Du 28 septembre au 8 novembre 2017

« On dirait bien que Jacques Poulin, comme Noël dans Le cœur de la baleine bleue, vit avec un cœur greffé : celui de la capitale nationale, qui fait palpiter toute son œuvre. En posant son oreille sur celle-ci, on entend le lointain souffle de l’Histoire, et la respiration des fondateurs et des citoyens de la plus belle ville de l’Amérique française. »

- Pierre Filion, Leméac Éditeur

À l’occasion du cinquantième anniversaire de la parution du premier roman de Jacques Poulin, la Maison de la littérature s’associe à Bibliothèque et Archives Canada et Leméac Éditeur pour présenter les manuscrits de cinq de ses romans : Mon cheval pour un royaume,Le cœur de la baleine bleue, Les grandes marées, Volkswagen blues et Chat sauvage. D’un extrait à l’autre, on contemple la vieille ville prendre vie et forme grâce aux mots de l’auteur.

Visite commentée avec l’archiviste Stéphane Lang (Bibliothèque et Archives Canada) le dimanche 22 octobre à 11 h et à 13 h (durée : 45 minutes).

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Biographie

Né au Québec, Jacques Poulin a vécu de nombreuses années à Paris. Pudique et intimiste, empreinte d'une petite musique douce et féline, son œuvre, plusieurs fois récompensée par des prix littéraires, compte quatorze romans, dont Le vieux ChagrinChat sauvageLes grandes marées et L'homme de la Saskatchewan. Son roman La traduction est une histoire d'amour lui a valu d'être finaliste pour le Grand Prix littéraire Archambault, le Prix des Cinq continents de la francophonie, le Prix du Grand public La Presse - SLM, le Prix littéraire des Collégiens, le Prix de création littéraire de la Ville de Québec, ainsi que le Prix France-Québec. 

Source : Leméac Éditeur

En collaboration avec Bibliothèque et Archives Canada et Leméac Éditeur

Photo : Denise Cliche

 

Dédicaces et traces de la littérature québécoise – Exposition d’artefacts de la Bibliothèque de l’Université Laval

Du 29 juin au 24 septembre 2017

La littérature au Québec ne s’est pas construite de manière autonome : liée aux enjeux sociaux et politiques de son temps, elle s’est notamment développée au fil des rencontres et des amitiés.  De fait, la ville de Québec, en perte de vitesse commerciale et démographique au milieu du 19e siècle, n’en est pas moins une capitale littéraire, où la littérature suivant les rébellions de 1837 et 1838 se crée dans l’arrière-boutique d’une librairie de la côte de la Fabrique. Quelques personnes, qui se connaissent bien, bientôt suivies par d’autres, engendrent des institutions littéraires pérennes, que les Québécois de tous horizons partagent aujourd’hui.

L’exposition Dédicaces et traces de la littérature québécoise vous propose une exploration unique : découvrir, grâce aux collections spéciales de la Bibliothèque de l’Université Laval, de même qu’à travers des dédicaces, des manuscrits, des annotations en marge, des photographies, des scénarios et des livres rares, les relations entre les écrivaines et écrivains québécois, depuis François-Xavier Garneau jusqu’à Pierre Perrault, en passant par Anne Hébert.

Jonathan Livernois, professeur adjoint
Département de littérature, théâtre et cinéma
Université Laval

 

La couleur des mots | 8édition du concours littéraire J’imagine, j’écris, tu lis!

Du 13 au 26 juin 2017 | Vernissage le 13 juin à 17 h 30

La commission scolaire de la Capitale présente les textes, les calligrammes et le dessin des lauréats de la 8édition du concours littéraire J’imagine, j’écris, tu lis! Ce concours est un rendez-vous culturel unique qui offre aux élèves de la commission scolaire une occasion signifiante de créer. Plus de 2000 élèves provenant des secteurs primaire, secondaire et des adultes y ont participé cette année. Les objectifs du concours sont de développer chez l’élève le plaisir d’écrire, de développer ses compétences en écriture, de favoriser sa motivation et de valoriser la qualité de la langue française.

La thématique de cette édition était « La couleur des mots ». Une contrainte était imposée aux élèves dans les catégories Coup de cœur et Coup de cœur avec la mention progression : ils devaient ajouter à leurs textes deux noms de couleur peu banals parmi une liste qui leur était proposée ainsi qu’une expression colorée. De leur côté, les élèves ayant participé au volet Improvisation faisaient face à un défi de taille : en deux heures, à l’aide d’un ordinateur, ils devaient composer un récit inspiré d’une œuvre picturale parmi une liste proposée. Deux groupes d’élèves provenant de l’école de la Cité et de l’école l’Odyssée sont d’ailleurs venus écrire à la Maison de la littérature, et ont relevé le défi avec brio.

 

Micro ouvert | Anthony Charbonneau Grenier

Du 7 mars au 15 mai 2017

Micro ouvert est une tentative de capturer, par la poésie et le dessin, la beauté singulière de ces hommes et de ces femmes, de tous les âges et de tous les horizons, qui, lors d’événements littéraires, se retrouvent réunis par l’amour des mots et le besoin de les partager.

Inspiré par les soirées de poésie auxquelles il assiste, Anthony Charbonneau Grenier en vient à s’intéresser à l’idée même de lecture devant public: ce qu’elle inclut de courage et de vulnérabilité; la soif de partage et de reconnaissance qu’elle révèle; l’intensité qui s’en dégage. Porté par cette idée que le corps du poète sur scène est un prolongement de son poème, il dessine des personnages, plus ou moins inspirés de personnes ou de groupes de personnes réelles, dans le moment révélateur de la lecture devant public. Puis, pour chaque poète, il compose un poème.

Dessiner aux côtés des poèmes, les poètes (fictifs) qui les lisent mais aussi le micro, la scène, voire l’assistance, permet de reproduire sur papier une expérience globale, bien présente lors des soirées littéraires, mais perdue au moment de lire la poésie en recueil.

 

Navire général | Myriam Lambert

Du 31 janvier au 26 février 2017

 

Myriam Lambert explore principalement le thème de l’identité par le biais d’interventions dans des lieux de mémoire. L’œuvre Navire général se veut  l’empreinte identitaire de la ville où elle est exposée. Elle se modifie à chaque présentation afin d’évoquer l’histoire de la communauté. Par des rencontres avec les citoyens, un ou plusieurs objets sont sélectionnés et intégrés à l’installation.  À la fois poétique et très possiblement politique – dépendamment de l’objet sélectionné –, cette œuvre évoque la ville, ses habitants, son histoire et son appartenance.

Ce projet a été réalisé dans le cadre d’une commande d’œuvre d’art médiatique du Printemps des Poètes (rebaptisé Bureau des affaires poétiques) dans l’objectif de réaliser une installation cinétique à partir des textes issus d’un atelier de création littéraire au centre Jacques-Cartier à Québec. Ayant participé à ces ateliers, Myriam Lambert a remarqué que chaque participant évoquait le rapport à l’Autre par des allégories figurant les océans, les moyens de défense, la solitude et/ou une certaine offensive. Elle s’est donc inspirée de ces textes pour conceptualiser son installation. Dans la poursuite de cette démarche artistique, Myriam Lambert souhaite laisser l’œuvre s’imprégner des lieux de diffusion afin qu’elle devienne une métaphore identitaire de ces endroits

 

Nataq | Yves Paquin  

Du 22 novembre 2016 au 22 janvier 2017 

Yves Paquin a réalisé une série de huit tableaux, inspirés de la chanson Nataq de Richard Desjardins. Cette chanson d’amour raconte l’histoire d’une femme inuit en survivance, qui parle à son homme. Elle le supplie de quitter la savane pour aller accoucher de son enfant, sur des terres plus clémentes, en tentant la grande traversée.

La recherche iconographique d’Yves Paquin puise son inspiration dans les symboles, les traditions et dans l’univers spirituel de l’imaginaire des Inuits, représentés dans les estampes et les sculptures. Son style graphique, épuré et volontairement dépouillé, emprunte à l’art inuit sa naïveté des formes, tout en voulant conserver une facture visuelle contemporaine. Ses images à la fois primitives et allégoriques évoquent avec émotion et contraste toute la sensibilité et la force d’écriture de Richard Desjardins.

 

MEMENTOS | Odette Théberge 

Du 20 septembre au 30 octobre 2016

L’autodafé est une protestation.

Au cours de l’histoire, cet acte a été utilisé pour protester, pour censurer, pour bannir, faire table rase des liens du passé. Dans la société actuelle aussi on détruit les livres.

D’abord tous ceux qui ne sont pas vendus et qui passent au pilon, ensuite tous ceux qui sont brûlés ou jetés, faute de place, sans considération pour l’intérêt qu’ils peuvent présenter.

À l’heure où l’écrit se dématérialise, où les romans se consomment sur des tablettes tactiles, les œuvres choisies ont le mérite de rappeler que les livres sont des objets matériels. Le contact du papier et son odeur, le bruissement des pages que l’on tourne sont les compagnons de toujours du plaisir de la lecture. L’objet livre, l’objet culturel, l’objet de collectionneur, ce livre qui renferme tous les mots que l’on aurait voulu dire.

 

LE TEMPS DU PAYSAGE | Hélène Dorion 

Du 28 juin au 15 septembre 2016

Le livre d’Hélène Dorion, Le temps du paysage (Éditions Druide), constitue une traversée des brouillards que la vie installe parfois devant nous comme des états transitoires, des passages nécessaires que les vents transformeront et dissiperont pour que s’ouvre devant nous un autre chemin.

Pour la première fois dans sa démarche créatrice, Hélène Dorion accompagne son texte de photographies qu’elle a réalisées durant un séjour en Italie et qui figurent ces moments de nos vies en suspens, ces brumes qui se dissipent lentement jusqu’à découvrir des fragments de bleu qui révèlent l’autre rive.

L’exposition Le temps du paysage présente des photographies avec textes faisant partie du livre éponyme.

 

PORTRAITS ÉGARÉS | Maude Poissant 

Du 6 avril au 22 juin 2016

Cette exposition rassemble vingt tableaux composés d’images d’archives non identifiées et de textes littéraires inspirés de ces images. À une époque où l’image se fait numérique et volatile, Maude Poissant a tenu à explorer, au moyen de l’écriture, le monde de l’archive photographique.

D’une part étonnée de voir tous ces clichés numériques abandonnés au monde virtuel, dépouillés de leur charge émotive, donnés aux autres, sans leur histoire et sans jamais être développés, et, d’autre part, fascinée par ces portraits dénichés dans des bazars, elle a voulu donner à ces derniers un sens nouveau par la voie de la fiction. Elle s’est donc très librement 

inspirée des photographies de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants auxquels elle s’est attachée à force de les observer, afin de leur recomposer une vie.

L’idée n’était pas de réécrire l’instant précis où leur image a été saisie, mais bien de chercher dans les traits uniques de leur visage l’inspiration pour écrire une nouvelle histoire, d’en suivre le fil et de leur rendre hommage. 

 

 

QUÉBEC DANS L'EAU | François Matton

Du 4 novembre 2015 au 4 janvier 2016 

Dans ses dessins et aquarelles aux allures de haïkus, le parisien François Matton, en résidence du 1er octobre au 30 novembre, capture la magie que recèlent le banal et l’anodin. 

 

 

RETRANSCRIPTIONS | Simon Bertrand

Du 8 octobre au 2 novembre 2015

Depuis 2008, l’artiste visuel Simon Bertrand réécrit à la main l’intégralité de grands récits fondateurs tels que L’épopée de Gilgamesh, l’Odyssée et La Bible.

L’exposition Retranscriptions présente ces œuvres compressées sur le papier comme autant d’itinéraires empruntés par la main de l’artiste.