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2018 en accéléré

Une année se termine et, à sa suite, l’heure des bilans sonne. L’année 2018 à la Maison de la littérature portera le doux souvenir de la venue de Michel Tremblay, de Clémence DesRochers, de Suzanne Jacob, d’Antonine Maillet, de Jane Birkin, de Chrystine Brouillet et de tant d’autres visages importants du monde des lettres. Notre repaire aura également accueilli de nombreuses propositions audacieuses – je revois en accéléré l’inoubliable spectacle hommage à l’univers de Michel Tremblay, la sensible performance concoctée en une semaine à peine par quatre écrivains réunis dans le cadre de notre résidence Acadie-Québec, les effervescents contes sur le parvis par Jacques Hébert, le spectacle parfaitement maîtrisé de David Goudreault, l’emballante folie de Simon Boulerice durant la Dictée de la rentrée… Cette liste pourrait être tellement longue!

 

Me reviennent aussi en tête le visage de ces résidents côtoyés pendant un mois ou deux, et les rencontres stimulantes avec les artistes et nombreux partenaires. Et au sommet de 2018, je garderai en mémoire ces yeux pétillants, ces sourires satisfaits de ceux qui se déplacent en nos murs pour profiter de l’espace bibliothèque ou pour se laisser émerveiller par notre programmation.

 

Au nom de l’équipe de la Maison de la littérature, que je remercie pour son travail acharné et enthousiaste, je vous souhaite une année aussi colorée qu’un album d’Élise Gravel ou une BD de Paul Bordeleau, aussi stimulante qu’un essai de Normand Baillargeon ou de Frédérick Lavoie, et peut-être un peu moins mouvementée que le plus récent Don Winslow. En fait, je vous la souhaite inoubliable, cette année, autant que l’ont été récemment, pour moi, la lecture du nouveau Dominique Fortier (Les villes de papier), du premier roman d’Alexie Morin (Ouvrir son cœur), du touchant Lambeau de Philippe Lançon, de la poésie de Jean-Christophe Réhel (La fatigue des fruits), de l’engagé Édouard Louis (Qui a tué mon père) ou de la déconcertante Emil Ferris (Moi, ce que j’aime, c’est les monstres).

 

Pendant les prochains jours, je vous souhaite de ralentir la cadence et de vous laisser bercer par la littérature. Installez-vous confortablement, à la main une tasse de Noël, et surtout, surtout, à vos côtés une pile de livres cueillis avec soin. Ma pile est haute : les Kevin Lambert, Stefano Massini, Anne-Marie Saint-Cerny, Valérie Manteau, Françoise de Luca, Marie-Claire Blais et Jo Nesbø n’en peuvent plus de m’attendre.

 

Joyeuses fêtes à tous!